Atterrissage légèrement chahuté à Los Angeles…[19-23 août]

[Enfin des nouvelles avec un petit délai de mise en route de l’écriture de nos aventures : je commence … par le début !]

Malgré des heures de bus, puis de bateau (le ferry pour l’Angleterre), de métro (transit par Londres), de taxi (jusqu’à l’immense aéroport d’Heathrow), d’avion (12 h quand même), l’hirondelle voyageuse n’a pas la sensation de partir pour aussi loin aussi longtemps ce dimanche 19 août. Elle ne réalise pas vraiment qu’elle laisse derrière elle tout ce qui fait la richesse de son nid tissé de mille relations et d’autant de couleurs chatoyantes. Elle ne sait pas par avance ce qu’elle va trouver ; sinon elle ne partirai tout simplement pas….

A l’arrivée à Los Angeles le 21 août, après avoir été bercées 2 jours par le doux roulis du voyage, l’aventure commence vraiment pour nous. C’est intense car la Californie nous offre la liberté des jours sans programmes en nous privant du confort de la routine du voyageur aguerri. Nous n’avions réservé de France que les 2 premières nuits à LA et un musée d’art. Pour le reste, c’est « open »….et ça donne le vertige !

Heureusement, si Los Angeles n’a pas la réputation d’être très conviviale, le quartier Arts District où nous logeons n’est pas trop dépaysant. C’est le quartier des graffitis, des entrepôts réhabilités en ateliers d’artistes ou en boutiques de créateurs. D’ailleurs, nous logeons dans un loft ; beau mais avec des fenêtres à 3m du sol donc très étouffant car il fait décidément chaud dans la ville.

 

 

Nous vagabondons dans les ruelles pour soigner notre décalage horaire à grands renforts de coups de pinceaux et de rêves d’artistes format XXL.

 

 

Remède parfait à l’angoisse des questions existentielles : un musée d’art …

Le musée The Broad que nous visitons le lendemain de l’arrivée -le 22 août- est accessible à pied. C’est très étrange d’être seules sur les trottoirs du fait que dans cette ville si étendue la population se déplace pratiquement uniquement en voiture.

 

 

La Fondation crée par le millionnaire M. Broad vise à démocratiser des œuvres « qui aident à comprendre le monde » : l’entrée est gratuite, la plupart des œuvres présentées sont engagées tandis que le personnel explique volontiers les démarches des artistes. C’est épatant d’être interpellées devant un tableau par le/la gardien(ne) de salle qui s’amuse à nous donner quelques clés de lecture…

 

 

La salle dédiée à Kara Walker, des découpages de silhouettes dans du papier, me plaît beaucoup (Cécile).

 

 

En passant par Little Tokyo, nous nous arrêtons écouter un musicien de rue. Il joue des reprises sur un synthé ; ce qui est terriblement kitsh mais très drôle. Devant notre air enjoué, Arthur Nakane, super papy à la voix toujours sûre, nous dédicace la vie en rose (chantée façon yaourt) et nous tape la causette. Son histoire est un bel exemple de résilience !

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Sur le chemin, nous glanons aussi quelques indices sur la façon de se soigner ici …pour le projet La Santé à vol d’oiseau. Il y a des sujets qu’il va falloir creuser…

 

 

Avec l’argent économisé par un musée gratuit, nous nous offrons un luxe : une boisson healthy (= sain) dans un bar branché du quartier Arts District (où j’ai eu beau cherché, il n’y avait aucune bière sur la carte). Lait d’avoine, tisane de curcuma, glace, sirop d’érable et même boulettes de tapioca dans le mien. C’est hors de prix mais dans un seul verre, on trouve presque l’entrée et le dessert. Et ça aide à passer le gros coup de mou de fin de journée.

 

 

Le lendemain -mercredi 23 – réveillée comme si c’était l’heure du chant du coq en pleine nuit à 3 heures, je décide de prendre le taureau par les cornes et de commencer à planifier les jours à venir… Bien qu’on m’ait conseillé de réserver un véhicule de France, je m’étais entêter à vouloir un déplacement en train et bus à l’intérieur du pays. Notre vol a déjà brûlé assez de gasoil comme ça !! Je m’inscris sur tous les sites de carpooling (covoiturage) possibles, je teste des combinaisons multiples de transports en commun visant à se rendre sur la côte pacifique pendant une bonne partie de la nuit.

Mais, il faut se rendre à l’évidence : les grands espaces et la culture de la bagnole ne nous laissent pas le choix si nous voulons sortir de la ville. Je réserve donc une voiture sur internet ; elle nous attends désormais ce vendredi 25 à Santa Clara…

Avant de partir pour Venice Beach, Luna pose pour un jeune couple de créateurs new-yorkais avec qui nous partagions le loft beau-mais-chaud. Leur marque First Twelve fait dans le tee-shirt sportswear. Comme celui de la photo lui va bien, ils le lui offre en cadeau. Pour l’instant, nous trouvons beaucoup de gens adorables et cools sur notre route…Que nous réservera la côte ?

carte-ouest-etatsunis-LosAngeles

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