Initiation à l’art de vivre de San Francisco [Du 31 août au 6 sept. 18]

Souvenez-vous, nous avons quitté le village romantique de Carmel by the sea pour le (légèrement) moins bucolique San José ; aux portes de San Francisco.

Heureusement, l’hébergement chez l’habitant nous apporte de la chaleur humaine en la personne d’Anna, de son compagnon et de leur chien bilingue anglo-russe. Cette immigrée biélorusse est avide d’échanges. On se met à parler politique en préparant nos casseroles de pâtes réciproques. Quel bonheur de parler un « broken english » avec quelqu’un qui a le même genre d’accent que soit !

Le lendemain, samedi 1er septembre, nous avons une mission logistique ardue : déposer tout notre attirail de camping à Plaisanton chez nos amis français expatriés Claire et Aurélien en banlieue de SF pour rejoindre le cœur du cœur de la ville où nous avons eu la bonne idée de choisir l’agence de location de voiture la plus facile d’accès au monde pour rendre notre véhicule. Évidemment, rien ne se passera comme prévu. Le GPS nous emmène d’abord à une mauvaise adresse (même nom de rue) puis nous faisons le tour de la ville sur des routes à 10 voies pour au final traverser un pont qui quitte la ville (oh non, si prêt du but).

arriveeSF

La vue est superbe mais on accumule du retard et le GPS tombe en panne au milieu d’un carrefour stratégique. A force de filouter, nous avons vidé la moitié du plein ; il faut donc trouver une station service sur l’équivalent des Champs Élysées. Facile comme tout !!

Nous nous engouffrons enfin dans un immense parking souterrain au pied des hôtels de luxe. Au moment de rendre les clés avec un grand sourire, nous comprenons que la bonne agence est dans le même quartier à 2 rues de distance. Allez, encore un petit tour en voiture pour le plaisir…

SFskyline2J’ai frôlé la crise de nerf mais nous sommes à présent libres comme l’air, le nez au vent et l’estomac dans les talons. Un charmant resto italien de quartier nous revigore (avec de l’omelette à l’avocat gloups).

 

Nous arpentons la ville au hasard des rues qui grimpent puis dégringolent les collines mythiques. Nous multiplions ainsi les points de vue sur la baie et la skyline des gratte-ciels jusqu’à rejoindre le port.

SFskyline
Je m’imaginais croiser Cate Blanchett sur un wharf (quai) en bord de mer.. mais elle est introuvable dans cette foule familiale du samedi. C’est un autre genre d’artistes qui nous font briller les yeux : un vieux monsieur qui reprend des standards de jazz, un crooner à la voix de velours, un groupe de danseur hip hop qui fait le show. Quelques otaries mollassonnes sont aussi de la partie !

Puis nous entamons notre deuxième galère des transports du jour. Nous achetons des tickets de métro (souterrain) et attendons sur le quai qui va avec (au 2eme sous-sol).. un tram aérien qui n’arrivera pas. Le temps de comprendre notre mégarde, il fait nuit (tan-pis pour la vue aérienne). Forcément, il y a des travaux sur la ligne donc nous avons le droit à un transfert en bus pour compléter notre listing des moyens de locomotion empruntés sur la journée.

Qu’il est doux d’avoir Claire et sa voiture à l’arrivée, un repas indien, un cheese-cake américain et de la bière belge pour clore cet épisode.

Le lendemain, c’est dimanche chez Claire et Aurélien comme partout ailleurs sur la planète. Le jour où l’on peut gazouiller à loisir avec un bébé adorable prénommé Madeline, tester la température de l’eau du spa de la résidence, découvrir les boutiques de Pleasanton : une jolie librairie, un caviste, un vendeur de chapeaux et de santiags, une pharmacie (je n’oublie pas ma mission quand même) et un marchand de glaces qui propose même des sorbets pour les chiens. Claire accepte de répondre au questionnaire pour la Santé à vol d’oiseau. Patience, ses réponses seront à découvrir dans quelques mois à la livraison du reportage !

En fin de journée, je découvre que le chardonnay californien n’a rien à envier au nôtre et que la série Stranger Things risque bien de nous rendre accrocs Luna et moi !

Le lundi 3 septembre est le Labour Day. Un jour férié (qui signifie fête du travail mais n’est pas la véritable fête du travail appelée  « May Day » ?!) important pour les américains : l’occasion de fêter les travailleurs, la fin de l’été, la reprise des cours et .. le début de la saison de football américain ! C’est aussi connu pour être le jour où l’on peut faire de super affaires car il y a des promotions « de fou » ce jour là. Étonnant d’ouvrir les grands magasins pour vendre encore plus un jour férié !

noevalleyPour nous, c’est un jour de changement de quartier et d’hôtes : nous passons de la banlieue confortable à un quartier historique de San Francisco, de notre trio d’amis à une joyeuse famille de 4 + 1 : Kris et Amy et leurs enfants + le chien ( des amis de ma cousine !)

 

Après avoir rejoint le centre d’affaires en transport en commun, nous décidons de nous rendre dans le quartier de Noe Valley à pied histoire de voir à quoi ressemble la ville depuis ses trottoirs. « Fly me to the moon » nous accompagne par la voie d’un chanteur de rue ; ce qui nous met en train pour avaler les 4 miles à venir. En route, nous nous arrêtons manger un hamburger végétarien vraiment fameux qu’on nous propose d’arroser de coca cola à volonté. Les distributeurs sont en libre service dans beaucoup de fast-food mais nos efforts d’adaptation ne passeront pas par là ! Nous avons plus de difficultés à résister aux soldes monstrueux ; Luna s’achète à moitié prix une veste en jean d’une grande marque américaine qu’on ne citera pas … Market Street, Church Street… Du vent froid et de nombreux homeless (sans domicile) qui ne rendent pas l’atmosphère très folichonne.

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On s’arrêterait bien flâner à Dolores Mission Park très animée en ce jour férié mais nous sommes attendues dans une très jolie maison victorienne par une tribu un peu fatiguée de son week-end canyoning. Nous mangeons très tôt (18h pour nous c’est plutôt l’heure du goûter !!) une délicieuse cuisine concoctée par Kris qui sait même rendre la polenta désirable, c’est dire !

Après notre première grasse matinée depuis le départ, en ce mardi matin 4 septembre, nous partons déjeuner à pied à la réputée bakery (boulangerie) « Tartine ». Oups, c’est cher.. mais c’est bon (c’est des tartines quoi ;=). Le quartier autour de Valencia Street est à la hauteur de notre énergie.

quartiermission12

 

Il est très cool et se visite en trainant un peu les pieds : des boutiques de déco et de vêtements branchés, des fripes, des radios locales, une herboristerie (apothicairerie), une librairie indépendante, des fleuristes.. et des fresques !

 

 

Les deux plus impressionnantes étant celle de la Maison des femmes (2 immenses façades, 7 artistes, 70 bénévoles)

…..et la série de la rue Balmy Alley près de Garfield Square régulièrement remplacée par de nouvelles par les riverains. Miaow.. on a adoré !

A 2 pas, le quartier hispanique regorge d’épiceries où nous trouvons notre bonheur pour des emplettes en vue du repas du soir. Luna fait honneur à la Bretagne en cuisinant des crêpes nappées de caramel au beurre salé pour une tablée de 6.

Mercredi 5, déjà notre dernier jour à San Francisco… et nous n’avons toujours pas vu le Golden Gate Bridge ! Pour réparer cela, nous prenons un bus jusqu’au Golden Gate Parc. Le célèbre pont et sa brume non moins célèbre sont au rendez-vous.

Nous en profitons pour effectuer une visite au Musée de la Légion d’Honneur situé dans le parc. Luna s’attarde dans les pièces consacrées à Rodin. Les très bons panneaux pédagogiques en anglais permettent d’allier histoire de l’art et cours d’anglais !

De mon côté, j’apprécie beaucoup des tableaux des périodes médiévale ou renaissance. Et des Nymphéas de Monet sont cachés ici …

En sortant, nous entamons une balade le long de la superbe côte sauvage (et oui, en plein San Francisco) tout en rêvant à un petit restaurant où nous rassasier et nous réchauffer.

Le chemin est long et nous commençons à dépérir quand Amy, en bon ange gardien, apparaît dans son carrosse rouge. Nous ne connaissons que 6 personnes à San Francisco et il faut que l’une d’elle croise justement notre chemin et connaisse un sympathique bistrot non loin de là.. bistrot où elle nous dépose derechef. La musique d’Alela Diane, le sourire de la serveuse, la douce chaleur des lieux et les énormes sandwichs-salades font de ce lieu un havre de quiétude quand dehors le temps tourne au gris. Des gens s’y retrouvent pour papoter, d’autres y travaillent, y lisent ou y dessinent. Je ne sais plus réellement ce que nous y avons fait sinon qu’on y a pas passé l’après-midi sans s’en rendre compte. Au moment de sortir, le parc du Golden Gate est déjà déserté, les musées qu’on voulaient visiter sont tous fermés.. alors nous rentrons dans notre nid bienveillant pour une soirée de discussion animée avec notre famille du moment. Nous ne comprenons pas tout (quel accent tu as Amy, my god !) mais nous rions beaucoup…

Le lendemain, jeudi 6 septembre au matin, avant de quitter San Francisco, nous profitons de la bonne connexion internet de la maison pour télécharger les cours du CNED. Le site est enfin actif ; ça sent la rentrée pour Luna qui découvre un premier fascicule de français installée sur la table du salon, le chien Bean en guise de bouillotte sur les pieds.

Puis vient le moment de se dire au-revoir… Nous nous sommes senties si vite si bien ici que c’est un peu difficile. Mais de nouvelles aventures nous attendent dans les grands parcs américains !! Et qui sait ? Nous nous reverrons peut être ???

Notre agence de location de voiture, la même que la dernière fois (voir début de l’article) est toujours aussi compliquée à trouver et son personnel toujours aussi peu aimable. Par contre, quelle efficacité ! En 5 minutes, je suis locataire d’un nouveau véhicule. Je me retrouve seule sur le parking avec la voiture et une télécommande en main ne sachant ni quelle essence mettre dans le réservoir ni comment la démarrer. Un groom d’hôtel me vient en aide avec un air désolé : il n’y a pas de clé de contact sur ce type d’engin. Il faut juste appuyer sur le gros bouton « start ». Et moi je suis désolée pour l’image des français qui vient d’en prendre un sérieux coup dans sa tête..

Qu’à cela ne tienne, Yosemite c’est tout droit vers l’Est…

3 commentaires sur “Initiation à l’art de vivre de San Francisco [Du 31 août au 6 sept. 18]

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  1. Coucou les filles, merci de nous faire voyager comme ça….les photos sont magnifiques, quelle belle expérience vous vivez…
    Il est sans doute trop tard…pour transmettre mon bonjour à Kris….et te rappeler que tu l’as déjà rencontrée …a saint Laurent sur sèvre le 20 septembre 1986.. Kris était à notre mariage… Et oui, elle était déjà l’amie de Béné….
    Gros bisous a toutes les deux…et a bientôt
    Véro cousine

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